Vendredi, 09 Janvier 2009 00:00
J’ai bien recupere mon disque dur. Nous nous en allons donc a La Paz. Nous arrivons a l’aube a la gare de bus. Apparemment, nous ne sommes pas du tout au centre ville. Sans guide de voyage (perdus), nous optons pour la solution : suivre un groupe de touristes Argentins. Sylvain et moi nous arretons dans le premier hotel qui a l’air sympa, le Loki. La Paz est environ a 3500 metres d’altitude et la ville est construite sur des collines. Vu de haut, on dirait une grande termitiere. Ajoute a ca la pollution halucinante, se promener dans la ville essouffle vraiment. A l’exception du quartier historique ou se trouvent les musees, vraiment joli au style colonial espagnol, dans l’ensemble, la ville parait bien pauvre.
Les rues sont tres animees. On y croise des cireurs de chaussures cagoules facon terroristes pour garder leur anonymat ou encore des vendeurs de babioles ambulants specialises dans le commerce de choses etonnantes comme les fils electriques. Parfois, ces vendeurs sont de vieilles femmes qui ont l’air d’avoir plus de cent ans. De nombreuses petites tiendas permettent aussi bien d’acheter a manger que de telephoner en pleine rue. La moindre petite banque est gardee par des policiers armes de fusils a pompe.
Comme autrefois chez nous, les quartiers sont organises par activites. On traverse aussi successivement celui des vendeurs de velos, des produits pour touristes, des produits menagers, puis celui des produits electroniques. Bien sur, on ne peux pas manquer celui des sorcieres ou se vendent foetus de lama, peaux de serpents, de leopards, grenouilles empaillees et remedes en tous genres.
La Bolivie a su garder une culture forte et le contraste avec la modernite de La Paz est etonnant. Il y a vraiment ces femmes avec des chapeaux ronds, des longues tresses et aux jupes et multiples jupons partout. On les appelle les cholitas. Au coin d’une rue, je croise une chulita dans une concession Mercedes flambante neuve qui marchande severement, plus loin, une affiche qui annonce un combat de catch de cholitas.
Nous passons quelques soirees dans notre hotel qui est une veritable enclave australienne. A part nous et quelques Argentins, ici, il n’y a que des anglo-saxons. Le lieu est impressionnant, avec grands escaliers en bois, moulures au plafond, lustres et nombreux miroirs gigantesques. Mais surtout, il y a un grand bar ou la fete bat son plein tous les soirs. Sylvain suit un groupe de fetards dans une boite a la mode de La Paz, puis dans un petit bar ou les clients peuvent aussi bien commander un whisky qu’une ligne de cocaine.
Un apres midi, nous partons vers la Valle de la Luna. Un drole de coin a trente minutes de la ville. Pour nous y rendre, nous prenons un des anciens bus scolaires americains qui circulent partout a La Paz. L’endroit completement aride est forme d’une multitude de pics rocheux serres les uns aux autres.
Finalement, on ne peut pas dire que La Paz soit un endroit agreable, mais c’est une ville unique, vraiment interessante. Sylvain, lui, n’a pas supporte le bruit est la pollution de la ville et reste sur une impression negative. Moi, j’ai aime.
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