Vendredi, 05 Septembre 2008 06:45
Encore 2 jours a Kupang a attendre mon avion vers Makassar, la capitale de la tres grande ile de Sulawesi a la forme si etrange. L'attente se passe bien en compagnie de Sue, une australienne rencontree a Dili avec qui je visite les environ en scooter.
Pour moi Makassar n'est qu'un point de transit. La ville est enorme et moderne avec ses centres commerciaux, ses Mc'Do et meme un Carrefour. Le soir meme de mon arrivee je prend un bus de nuit qui doit m'emmener a Ranteipao. Il est tres confortable, dans les standarts Europeens. C'est surprenant de voir ce type de bus en Indonesie, c'est meme la premiere fois que j'en vois un a vrai dire.
A 6h du matin j'arrive a Ranteipao. Un pete pete m'emene dans le Homestay que lui indique. Le pete c'est un taxi scooter qu'on ne trouve qu'a Sulawesi avec une petite cabine en forme d'oeuf a l'avant. Ranteipao, c'est une jolie ville rurale de 30000 habitants je crois. Mais c'est surtout la capitale du pays Tana Toraja. Ici les Toraja conserve une culture tres forte et vivante.
La bas, je loue un scooter comme d'habitude. Tout est vert et luxuriant. Je traverse de magnifiques paysages de rizieres en terrace ou j'observe les paysans laver et gratouiller leurs buffles avec amours. Ici les buffles ont une vrai valeur culturelle et symbolique. De nombreux villages plus beau les uns que les autres parsemment la campagnes. Ils sont essentiellement constitues de superbes maisons traditionelles Toraja en forme de bateaux retournes encore construites aujourd'hui comme il y a des siecles. La legende racconte que les ancetres des Torajas seraient arrives en bateaux qu'ils auraient tires dans les terres pour en faire leurs maisons.
Il pleut beaucoup ici et quand le soleil perce, les sons et les odeurs de la nature, les lumieres, les petites routes de colline qui surplombent les rizieres et ces incroyables villages d'un autre temps... Tout ce combine pour créer une ambiance relaxante de pure zenitude.
C'est encore la saison des rites funeraires. Les Torajas attendent l'ete et d'avoir l'argent suffisant pour organiser les funerailles. Avant ca, les morts sont places dans la chambre qui leur est reservee dans la maison traditionelle. Tout se passe en 5 jours et est tres codifie. Il faut construirent des platformes autour d'une place centrale pour loger les centaines d'invites mais aussi pour la journee pour suivre le spectacle. J'assiste a plusieurs des ceremonies, les familles en vetements traditionnels accueillent avec plaisir les touristes et les traitent comme des invites.
Les premiers jours les familles d'invites sont presentees et chacune doit apporter cochons et buffles en offrande. Les buffles sont sacrifies sur la place centrale. Pour les familles les plus riches c'est parfois un carnage de dizaines de buffles. L'odeur de viceres, de sang, d'excrement et de boue meles n'est pas franchement aggreable. Sur les platformes ont nous apporte le, the, a manger et des noix de betel pour les plus ages. Ces noix rendent un jus qui marquent les dents en rouge definitivement, effrayant!
En marge des ceremonies, des combats de buffles ou de coqs sur lesquels ont paris sont organises.
Le dernier jour, la famille du mort chante et danse en cercle autour du cecueil. En forme de maison Toraja. Les hommes forts le portent ensuite vers le cimetiere. C'est un moment de joie. Les spectateurs jettent de la boue sur le cerceuil et les porteurs qui secoue le mort de toute leur force (Il faut le reveiller). Tout le monde crie, rie et s'amuse, c'est la fin.
Je profite de mon dernier jour pour gouter la specialite culinaire locale dans mon petit resto habituel. Il s'agit de viande, de riz, de noix de coco et de drole d'epices noires, le tout cuit au feu de bois dans un tube de bambou. C'est bon! Un dernier au revoir a mon loueur de scooter et a sa famille qui m'a invite plusieurs fois a prendre le the chez eux le soir et me voila parti vers le nord. Direction les iles Toggean.
